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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

De l'écologie politique à l'écologie érotique



Ou comment, à partir de rien, prendre la parole pour une femme dans l'espace public ?

La tentative de ce livre, ce livre comme tentative, serait mal compris s'il était simplement lu comme une oeuvre littéraire posthume, avec comme prétexte l'érotisme.  Dire qu'il est le bain de boue de l'écologie politique réservée à un clan serait plus juste, en tenant compte que "de la boue naît le lotus".

Son sens est plus lourd : celui du processus qui l'y a mené.
Et qui en fait une véritable petite tragédie moderne, avec le ridicule y afférent, pour les uns et pour les autres,

pour l'une et son autre.


Lorsque la Fatalité s'est abattue sur nous, nous écrasant de son injustice séculaire - ou sa justice aveugle - comment rendre compte d'un vécu et d'une parole ?  Lorsque la société entière n'est que signe et se prosterne - marketing oblige - devant les fausses idoles héritées des schémas de domination/oppression, et de conflit des classes, dont le machisme survivant aux vagues féministes de mai 68, et de la confusion des genres ?


Comment dire les mécanismes de la perversion et ceux, plus subtils, des relations de violence, individuels ou collectifs, qui outrepassent les bienfaits de la sacro-sainte "démocratie", une démocratie dont on devrait savoir qu'elle n'existerait qu'en théorie, en marge de la mutlitude.
Comment parler du sado-masochisme de couples pervers qui s'impliquent dans la vie de la Cité pour mieux enculer le citoyen, la citoyenne crédule en quête de progrès social ?

Et comment énoncer, ou ne serait-ce que penser, l'omnipuissance de la médiocrité et de la manipulation qui gagnent à tout coup ?  Contre tout amour et toute parole véritables, nous avons les mauvais prêtres, et les mauvaises prêtresses de la foi pour nous anéantir.



Ces questions sont difficiles, partielles et sans doute mal énoncées, dans l'empoulement de l'indignation, mais elles nous concernent tous, comme la compréhension des rapports que nous développons est notre affaire.
C'est pourquoi il était important de publier ce livre, même si ce n'est qu'un livre, un livre terminé en 2004, tel un succube errant depuis dans le cyberspace, et qui ne prendra tout son sens que beaucoup plus tard.  Un sens multiple, éclos dans chaque lecteur.  Le lecteur est l'écrin de ce secret qui se prolonge dans l'inconscient collectif.
Les temps, les lieux, les personnages auront changé, ils se seront effacés comme des rebus, et comme le paysage lui-même.  Je me suis retourné, et je n'ai pas reconnu les visages, ils s'étaient estompé dans le silence de la mort. 

Le palimpseste retourne à l'arbre, et les différents fils de l'histoire se rejoignent dans un tout épars qui s'est toujours répété.


Ecrite depuis toujours, l'oeuvre se répète dans l'imagination de ses lecteurs, ses amants éternels qui ne connaissent l'infidélité ni la satiété -


Aujourd'hui nous pouvons juste l'accompagner et l'interroger sous toutes ses coutures, comme un morceau du passé qui témoigne du passé trépassé comme une roche volcanique.

Et comme un gage d'avenir qui préserve l'écologie de l'exploitation de l'altérité sous toutes ses formes.

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Ed 22/11/2013 21:51

Je pensais que la vaseline était devenue rose..Les nouveaux lubrifiants écolos sont de couleur verte, donc? )))

Aline Tilleul 23/11/2013 00:24



 


C'est le féminisme marketing qui s'affiche de plus en plus rose ... la couleur écolo, elle, lubrifiée et lubrifiante, est d'un vert pomme ou gomme transparent, à l'mage des
sourds-muets qui semblent composer ce parti, semblable à tous les autres à quelques exceptions près (voir ma liste d'amis).  @



Belbe 12/10/2010 21:59


merci pour l'invitation ... j'aime beaucoup vos écrits ...
Bien à toi !


Aline Tilleul 12/10/2010 22:18



 


Merci à vous --


 


A bientôt ... sur ma planète Zorg, l'autre face de l'écologie ...



Priscille Froidevaux 05/09/2010 03:05


Ne pas laisser s'enfuir l'humanité qui veille, au fond de l'animal en souffrance qui éructe, bave, mord, se rebiffe, sue, pue... tue aussi.
Que dire devant le spectacle d'une lapidation, aujourd'hui, en 2010.
Soyons utopistes, demandons le possible, gagnons chaque ongle arraché comme une avancée vers l'extraction de l'absurde, l'ignorance, la sauvagerie ! ENSEMBLE NOUS SOMMES LE MONDE ! Alors gagnons
notre légitimité a occuper cette planète, car elle veut bien encore de nous... Combien à attendre ?


Aline Tilleul 06/09/2010 17:25



 


Que dire des lapidations du XXeme siecle,


et de l'ostracisme qui frappe leurs opposantes ...


 


Soyons utopistes, demandons l'impossible -


ENSEMBLE NOUS SOMMES LE MONDE - slogan a repeter -


 


L'ignorance, la sauvagerie ... 


l'attente ...



Marc 18/09/2009 18:11

Je suis très étonné que cet article, sur un thème aussi inattendu, ne suscite pas plus de débats ...


Les écologistes sont d'habitude très prolixes et ouverts à tous les vents : l'expérience d'Aline Tilleul est-elle négligeable face à l'écologie ?
ou aime-t-on compartimenter ce qui dans la vraie vie ne l'est pas ...

Martine 13/08/2009 00:35

Bienvenue dans la communauté "On n'est pas là pour..."
A bientôt !