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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

Eternel éphémère

 

 

Avais-je l’angoisse ou l’éclat des victimes ?

Que la passion est un mot ridicule, et les amours éphémères qui se croient éternelles.

Comme gouttes de pluies, trépassent et s’effacent dans un no men’s land, miroirs sans traces. On ne reconnaît plus son visage.

 

Je vais et je viens, j’attends quelqu’un –

une ombre qui ne reviendra plus, un mirage –

 

 

Veuve nostalgique d’un Nirvana rêvé, une vague monte en moi et s’enflamme, brûlure liquide de rêves liquidés ou morts-nés.  Des siècles de passion, la jouissance du sang.

Et soudain, il est trop tard, déjà trop tard.  Un aimant souterrain, une fatalité nous attirent vers les abysses profondes dont on ne reviendra « jamais, jamais » parce qu’il est impossible de revenir du trop lointain prématuré.

Je plonge dans les soupirs du bleu, ciel, mer, regard …

La passion de la mort monte à mes lèvres comme un baiser, mes veines brûlent.

Je ne suis plus d’ici -

 

Où se lover pour conjurer le sort ? Où trouver un ailleurs ?

 

Quelques larmes géantes infiltrent mon cerveau.

Je ressens l’invisible.

Et je pourris de la soif de vivre.  Mais mon cri n’atteind personne, muré dans le corps comme un silex.

Que l’on s’aime ou se haïsse, la même terre s’ouvre pour nous accueillir, et à la fin nous y plongeons tous, calcinés, désespérés.  Il n’y a pas d’espoir, alors pourquoi ces combats vains, ces luttes inutiles, ces trahisons prématurées ?

 

 

Que nous sommes grotesques avec notre lourd amour !

 

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Marc 20/01/2010 17:16


Ce texte est sublime.


Navaraanaq 09/11/2009 09:08


oui vos mots résonnent en moi... j'ai tenté d'y répondre par mon blog... je ne veux pas sombrer... je veux porter mon amour vers la lumière, avoir de la tendresse pour moi, nous qui avons le
courage d'aimer... allez faut que je travaille sur Nietzsche.


Aline Tilleul 09/11/2009 09:48


Nietzsche ? Grands dieux ?

Y a-t-il encore des surhommes ?


Et si oui, ne sont-ce pas les mêmes qui sombrent dans la fange des mots ?



Bon travail tout de même.


Janou 07/11/2009 23:58


ce soir je n'arrive pas à capter tous tes mots (j'ai faillis écrire "maux") mais ce que je comprends c'est que ton coeur est lourd de chagrin. rien n'est grotesque lorsque c'est sincère ! bonne
nuit et bon dimanche. bisous.


Aline Tilleul 08/11/2009 04:46


Merci de ton passage -

Ce n'est que littérature -


A tout bientôt,


@line


Sarah 07/11/2009 22:32


Que de grandes questions métaphysico-sentimentales !


Aline Tilleul 08/11/2009 04:47


Ce n'est que littérature !