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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

Un halo de ressassement

 

 

Plus tard on en rit, on en rit aux larmes, quelques larmes asséchées au bord des paupières.

En même temps, une interrogation plane sur la "bonté écologique", les processus qui mènent à l'erreur mystique, impardonnable aux yeux des uni-vers, dans ce monde et les autres.

On se dit : mais quelle Pourriture ! Incrédule ...

et il y a de quoi ...
au regard de l'avenir, et à l'épreuve des faits.


Il mentait donc.

Sans raisons.
Il avait menti du début à la fin,
et il ment encore, à qui veut l'entendre.

L'Hypocrite avec un H majuscule,
acquoquiné avec qui lui ressemble,
une femme qu'il n'aimait pas, paraît-il, comme c'est drôle,
et qui se trouvait là, aussi hypocrite que lui ---

à guetter le bon moment ...

tout comme la précédente qui l'aurait aimé à la folie (mais pas lui, bien sûr, Grand Seigneur !) --

Vieille, moche, jalouse, irrémédiablement médiocre, en paroles et en écrits ... sans aucune classe, sans vision.  Bref, toutes les qualités, et personne ne la lui enlèvera !  A ce sujet, ils peuvent dormir sur leurs deux oreilles !

Il suffisait en apparences pour la charpie de supporter le schéma du triangle pervers, de rallier avec conviction et abnégation un harem fantasmé innombrable, aux ordres de son seul seigneur et maître présumé, celui qu'elle s'était choisi comme esclave.

L'Eternel Amour pour une tierce ?  dans la chambre à côté du mort, quelques gestes honteux en catimini, du moment qu'elle se mourait ... les partouzes idéologiques acceptées, la Fidélité ainsi comprise à plusieurs.

Puis, le grand Show face au public, à l'Eglise et face à l'Eternelle Littérature qui se souvient de tout.

 

Il mentait, s'époumonant à dire qu'il ne payait pas.  Tu parles !!  La Médiocre s'est assuré un beau salaire, aux frais du contribuable et du crédule écologiste  ... et encore aujourd'hui ...  une petite carrière à laquelle nul autre ne l'aurait favorisée.  Sa tête de cloche sur les affiches, pour élection.  Elle n'a tout de même pas été élue, (mais qui sait ?), en attendant la vie commune s'est confirmée ...le salaire tombe toujours, jusqu'à la proche retraite.  Quelques années, pas plus ...

Tout est donc bien qui finit bien : la médiocrité du coeur appelle la médiocrité irrémédiable.

La politique les politiques au sens le plus vil.

Et moi aussi, cela me fait plaisir : inutile de chercher à avoir raison, le malheur est là, dans l'agacement d'une présence.

La pierre sur le coeur, c'est ce qui a fait couler de beaux projets, imaginés en toute intégrité. 

 

Que d'efforts à présent pour convertir en beaux signes et en poèmes la trahison la plus complète et la plus absurde !

D'abord à soi-même.

Et les jours qui ne reviendront plus passent en compagnie d'une harpie transformée par ennui et pulsion en être aimé. Plus besoin de se cacher.  Il faut apprendre à aimer n'importe qui, faute d'avoir sur préserver l'événement unique. 

Ainsi, chaque jour, tu récoltes la moisson de ce que tu as semé, et tu t'enlises dans le marécage qui engloutit progressivement tes yeux et ta vie.

Encore mercis pour ton cadeau écologique, mon unique Ami mon coach (érotique ?). 

Toi je t'ai oublié, mais pas ce cadeau, car il est immense !

A la mesure de tes convictions politiques, et, bien sûr, des miennes ...

A nouveau tu dis (tu te dis, car tu es ton principal juge, homme inique et psycho-rigide) que c'était irréversible, que tu es pris dans une toile d'araignées. 



Mais je sais à présent que tu l'as toi-même tissée, cette Toile imaginaire,

sans réflexion et volontairement, par goût du Mal.  Par bêtise, et par lâcheté, et sans doute parce que tu as voulu rester dans un "système" politique, contraire à la politique, dans la machine d'un Parti.



Je vous salue donc, Ami Ennemi que j'ai croisé,
et qui m'avez marquée du baiser de Judas,
que je garde en moi comme une blessure qui vous poursuit,

une tache vivante sur toute parole proférée,

et qui salit votre bouche, chaque fois que vous l'ouvrez.

Interdit de parole et d'intelligence. Inutile de s'enfuir de soi.

Il n'y a jamais eu de photo, il n'y a que des souvenirs, imprimés dans la rétine de l'oeil, raturée au laser de l'oubli subliminal.

 

 

Car j'ai crié pour que tout ne soit pas accompli, afin qu'il reste une part infime d'avenir,

une bulle d'air, une prairie verte.  Un Espoir.
Et Tout fut accompli.

 

Et à présent la Fin qui parle est la Vie puissante et magnifique qui avance et tressaille,

frémissante d'un tel fracassement, émerveillée de survivre.

Tellement heureuse, malgré tout, qu'en finale, la vérité soit là pour confirmer que tout ce qui a été dit avait un sens,

celui de l'authenticité lancée comme un pavé dans la mare des compromissions et des illusions que beaucoup entretiennent impunément face à eux-mêmes.

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