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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

Ils écrivent sans écrire

 

 

 

Finalement, ils écrivaient sans en connaître la vraie raison.
L'utopie d'une oeuvre s'était dissoute dans la trame du texte, son tangible Néant.

 

 

Visible et exposée au tout venant, rien de moi ne dépasse,

que le mystère de mon existence, de mon non-être.

 

 

 

Je suis la trace de ceux qui se sont effacés sans trace,

dans les ensevelissements puissants et sans appel de l'oubli éternel.

 

 

 

"Vous souvenez-vous donc encore de moi dans cet oubli ?

Non, mais sans vous ... dans l'immense souvenir qu'est l'oubli de l'oubli".

 

"Je me souviens de quelq'un ..." qui vous ressemble peut-être,

sans être vous, ni personne, et vous ressemblant mais à peine.

 

 

 

Souvenez-vous encore de moi qui disparaît, dans l'oubli.

Souvenez-vous de qui vous ne reverrez jamais, au plus profond de l'oubli,

dans l'inquiétante attente de l'oubli,

toujours passé, jamais trépassé.

 

 

Souvenez-vous de l'attente de l'oubli,

qui vous accueille et vous reçoit avec grâce, dans l'éternel silence d'une rupture désormais définitive.

 

 

C'est vous et c'est moi, ces étrangers qui ne se sont jamais croisés,

et qui se font face à présent, statues de sel.

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Camille Fonteret 21/08/2011 12:37


Merde au temps pernicieux
Qui d’un battement d’ailes
Ensevelit nos faits
Dans l’oubli éternel.


Aline Tilleul 04/09/2011 17:55



 


Que c'est beau !



Sandra 19/08/2011 12:54


Bien dit,
mais cela va loin ...
profond ...