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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

Le Sommeil

Le sommeil je le cherche, vous savez ! Ah ça pour le chercher, je n’arrête pas. Mais il sait se cacher le bougre ! Parce que, pour trouver le sommeil, il faut y aller ! C’est comme les robinets qui fuient ! Pour en rattraper un, il faut se lever de bonne heure. Même chose pour le sommeil : pour trouver le sommeil, il faut se lever de bonne heure. Attention ! Je ne dis pas que le sommeil c’est le bonheur, mais plutôt que le sommeil n’a pas d’heure (vous voyez ce que je veux dire ? oui ? A la bonne heure !).

le-sommeil.jpgLe sommeil, je l’ai cherché un peu partout, figurez-vous ! Pour commencer, j’avais établi un lien logique entre mon lit et le sommeil. Je pensais (naïvement, certes) que si un lit servait à dormir, le sommeil devait se cacher dedans ! Or après des longues heures de fouilles (sous les coussins, sous la couette, sous les draps etc…), je n’avais toujours rien trouvé (mis à part peut-être ma petite amie, bien entendu).

Malgré tout cela, je n’ai pas désespéré. Oh, je suis persévérant, vous savez, plus qu’on ne pourrait le croire ou le penser. Je me suis donné comme mission de le trouver, le sommeil, où qu’il soit ! Je suis donc, comme vous pouvez le supposer, parti explorer le vaste monde (à la recherche d’un bonheur perdu).

Ah ! Un jour j’ai cru le trouver d’ailleurs. Il voyageait tranquillement dans le ciel. Mais ce n’était malheureusement pas lui : « Comment avez-vous pu confondre le sommeil avec le soleil » me direz-vous ! Tout naturellement je vous répondrais : mais comment voulez-vous que je trouve le sommeil en plein jour !

Souvent les gens me demandent : « mais que faites-vous dans la vie ?» je leur réponds : « je suis chercheur de sommeil ! » (Et oui, c’est là que vont vos impôts !).

Vous vous dites sûrement : «mais que lui voulez-vous au sommeil ? Vous ne pourriez pas le laisser tranquille ? ».
Malheureusement non. Car je suis tombé dans le cercle vicieux du sommeil ! A force de chercher le sommeil, j’attrape faim. Alors je me dis : mais qui dort dîne ! Alors je continue à chercher le sommeil, plus par faim que par fin (je vous ai mis au parfum)….

A mon avis, je manque d’indices vous savez ! J’ai d’ailleurs l’impression que tout le monde essaye de me masquer le sommeil. Quand je demande à quelqu’un où se trouve le sommeil, on me répond : « il suffit de fermer les yeux ! ». J’ai longuement regardé sous mes paupières, je n’ai rien trouvé.

Mais un jour quelqu’un a (malencontreusement) laissé s’échapper un indice. Mon docteur ! Quelqu’un de si intelligent, qui révèle au premier venu où se trouve le sommeil ! Non, mais c’est lamentable ! Tant pis pour lui ! Donc lorsque j’ai demandé à mon docteur où se trouvait le sommeil, il m’a répondu : « Mais dans les somnifères, voyons. Élémentaire, mon cher ». Je tenais ma piste ! J’entre en trombe chez le pharmacien (le plus vite que je peux avec la fatigue accumulée depuis quelques années) et je lui demande des somnifères. Mais il me répond : « interdit aux moins de 18 ans ! » ; c’est quand même fort, ça. Interdire le sommeil parce qu’on est trop jeune ! Tout ça pour dire que je n’aime pas les pharmaciens !

J’ai voulu essayer la ruse, vous savez ! J’avais d’ailleurs pensé à un plan morphéeviélique ! Je vous le jure ! J’avais pensé à prendre une cage de taille convenable pour attraper le sommeil (pas plus de deux mètres sur un) avec à l’intérieur, un appât à sommeil (acme en fait des très bien) et un système qui ferme la cage automatiquement si le sommeil rentrait (au vu de l’heure qu’il est je peux vous dire que ça va barder quand il va rentrer ! Surtout qu’il est encore sûrement au bistrot !).

Pour l’appât, je me suis demandé ce qui nourrissait les rêves. Par déduction logique, ce sont les sentiments. Soit, je vais dans mon tiroir à sentiments et que vois-je ? La panne de sentiments. Et oui, ça arrive même aux meilleurs (pour ne pas dire qu’à moi !). J’ai donc dû laisser mon plan en plan faute de sentiments.

Un jour j’ai raconté mon plan pour attraper le sommeil à un ami. Il m’a dit « pourquoi te donner tant de mal ? Pour attraper le sommeil, les Inuits ont inventé quelque chose de très bien ! Comment est-ce que cela s’appelle encore ? Ah oui ! Un attrape-rêves ! ».

Moi qui me suis donné tout ce mal, me voilà bien récompensé. Mais vous savez, j’ai fini par l’avoir, le sommeil. Si, si, vous ne me croyez peut-être pas, mais je l’ai eu ! Au coin d’une rue ! Il m’est tombé dessus en même temps que la tuile tombée du toit… Bref, je l’ai quand même eu. Mais vous ne devinerez jamais ! Ce jour-là, j’ai rêvé que le sommeil me fuyait ! Depuis, je n’en dors plus !

En espérant que vous ne vous êtes pas endormi en lisant ce texte.

L'auteure

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Bruno 28/01/2010 20:37


Bien agréable ce texte ...
merci @line ...


Hervé 24/01/2010 20:07


Extra !

Il faudra nous en écrire d'autres, de pareils ...


Janou 24/01/2010 02:25


je regarderais ce long article quand mon cerveau sera dans la capacité de comprendre ce que mes yeux lisent ! là il est réellement très tard et il vaut mieux que j'aille me coucher ! ton article
n'y ait pour rien , lol ! bises.


Aline Tilleul 26/01/2010 20:36



Ah _ flût !

Car il y a encore celui-ci où j'attends tes lumières :
http://alinetilleul.over-blog.com/article-pensees-43694865.html


A te lire, chère Amie,