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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

Mensonges

 

 

Il disait qu'il ne mélangeait pas vie privée et vie politique ...

 

Il disait qu'il aimait une vieille femme ...

dont je n'étais tout au plus qu'une "harmonique".

 

Il disait que je n'avais pas le profil, pour faire partie de son casting.

 

 

 

 

La vie doit être absurde, ou je ne sais pas,

car il ne se rend pas compte des erreurs, des contradictions ...

du fil invisible qui lie les années aux années, les êtres aux êtres, et les actes à leurs effets.

 

Il continue ses mensonges, ses compromissions ...

sans faille, avec vanité ...

infaillible dans ses errances.

 

sans conscience ni éthique ...

sans regrets ni pardon.

Je ne le lui accorderai pas.

 

 

 

 

 

Un homme aussi aveugle et imbu de soi ne peut reconnaître ses propres erreurs, ses déchirements,

me dit-on.

 

 

 

Après coup, c'est assez hilarant de revoir le film ...

ce qui aurait pu être une très belle histoire, et ne sera définitivement pas.

Casser le karma, les maléfices du destin.  Au contraire, ils sont confortés ad aeternaem.

Mais non par erreur : par calcul, par lâcheté.  Car tous les faits concordent : ce vaudeville était bien ce qu'il voulait ...

Me concernant, il n'avait pas d'autre ambition que celle de me détruire, moi qui ne doit rien à personne.

 

 

Et moi qui croyait que l'on écrivait un roman vraiment exceptionnel...

le meilleur de nous, le plus poétique et profond ...

 

 

Il m'a fallu du temps pour comprendre, recoller les pièces une à une, et reconstruire la hideuse image sous les masques écologiques. Le Masque de fer de l'égoïsme où l'Autre, toujours ramené à soi, n'a aucune place.

 

On ne m'avait rien dit, aucune vérité. La fange.

 

 

Et de surcroît, sans raison, il fallait que je sois coupable.

On m'avait mise sous écoute, afin que face à la brusque rupture de communication, je devienne folle.

Un jour, la Justice a frappé à ma porte : n'avais-je pas harcelé cet homme qui m'avait bien baisée,

et qui à présent voulait se débarrasser de moi ?

On avait produit des faux : j'aurais produit un esclandre, griffé un visage.

Tout cela était faux, basé sur un faux témoignage : celui de la maîtresse qui dans l'ombre, inconsciente d'être manipulée, veillait au grain.  Elle attendait son heure.

 

 

Une simple conversation entre gens civilisés aurait tout résolu ...

Peut-être même se serait-on quittés bons amis.
Mais pour cela il fallait accepter de descendre de son piédestal, et d'avouer ses quelques crimes,

les pires qu'un être humain puisse commettre sur cette terre, les crimes d'amour, ceux qui trahissent l'être même de l'autre.

Rien d'exceptionnel : la vieille rombière se cancérisait, monsieur avait repris maîtresse : son assistante (les "on ne mélange pas vie privée et professionnelle", ça c'était pour les gourdes dans mon genre, celles qui donnent tout sans compter ...)

 

 

Mais non ... on ne parle pas aux opprimés, ceux que l'on exploite sciemment.

 

Les beaux discours politiques ... c'était pour les autres, sur une autre planète ...

 

 

 

Ce qui compte, c'est la petite vie bien ordonnée, et sans surprise.

 

Chacun dans son parking, il me l'avait répété, à sa manière.

Et je le regardais, brisée d'effroi.

 

 

Mais comment aurais-je pu comprendre ?  Moi la Poétesse Noire ?

 

 

Finalement, ne devrais-je pas être contente de ne pas aller en prison ?

J'étais venue demander des explications : l'homme s'était déguisé en Lancelot sur le site où je me trouvais pour vanter les poèmes posthumes de sa compagne mourante qui n'en avait pourtant jamais écrits avant de me connaître ...

 

Oui, l'homme et sa présumée assistante (la relation encore tenue secrète avant le pompeux enterrement) ont mis en scène un esclandre ...

 

Il fallait que je sois coupable ....que ma voix soit enterrée, quelle que soit la vérité qu'elle est seule à porter - à présent plus de doutes.

 

J'ai été roulée dans la fange, moi qui ne doit rien à personne, jamais ...

 

Quelle cruauté cocasse !

 

L'"assistante" fait son chemin chez les Verts :  la jalousie n'est pas interdite. Et se débarrasser d'une rivale est une vertu politique prisée ...

L'assistante se déguise aujourd'hui en porteuse de parole des Verts ...

Personne ne s'insurge, qu'une telle furie, une telle jalouse, la productrice de faux témoignage contre une rivale occupe une place visible.

Moi-même je suis trop écoeurée pour porter plainte à mon tour, maintenant que tout est consommé,

et que la lumière sur cette affaire est aveuglante.

 

Ainsi donc, de telles femmes portent la parole des hommes pour ne rien dire.

Strictement rien.  L'écologie muette s'est résorbée dans son assiette.

 

 

 

Pauvre homme qui se survit !!!

 

Et tous ces mensonges, toute cette fange ...

Et les idéaux traînés après eux ...

 

Et vous lecteurs, électeurs, tous les bernés qui les croyez, qui citez leur nom ...avec dévotion, comme moi dans le temps ...  croyant les mots et oubliant les actes.

 

au lieu de leur cracher au visage, comme vous le feriez pour toute autre crapule, les enfermer et les punir dans les prisons pour leurs méfaits ...

 

 

Car ce qu'ils font dans leur vie privée, ils le font au centuple dans la vie publique ...

 

 

 

Place au nouveau monde,

à bas les pourris, et leurs émules ! 

 

Oui, le monde est étrange ...

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cerisette et l'art 05/04/2011 12:40


bon mardi
bisous


Marc 17/03/2011 11:54


Coucou Aline! Alors, où en es-tu en ce moment?


bertfromsang 28/01/2011 20:58


la griffe n'est rien... l'introspection, en revanche...


Aline Tilleul 30/01/2011 16:54



 


Cela rejoint assez bien vos propres réflexions et écriture, l'interrogation sur le pouvoir notamment.


Le jour où l'introspection devient collective, une action (peut-être politique) est possible.


 


Le jour où l'on sait que l'on est gouvernés (opprimés ?)


par des fous furieux, au sens psychiatrique, qui voudraient de surcroît mettre en danger notre propre santé mentale,


par goût du pouvoir, et manipulation des masses.


 


Mais qui écoute les vérités sur les blogs ?


 


Ne sont-ils pas tous plutôt obnubilés par n'importe qui, devenu élu du peuple par un tour du hasard.  Les exemples sont nombreux des interviewés qui n'ont rien à dire, et c'est tant mieux,
car quand ils essaient de produire un contenu, c'est au détriment collectif.


 


Au contraire, la littérature, fût-elle introspection clame en silence ce qu'il y a à savoir au plus profond.


 


Bon dimanche !