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Aline Tilleul

La Fille qui n'aimait pas ses seins

Faire et se faire faire

 

Elle le sent. Il n’est pas comme d’habitude. Elle l’a senti dès la première minute, quand il lui a ouvert la porte et posé un petit baiser sur les lèvres. D’habitude c’est sur la joue, quand il lui ouvre. Et il la vousoie, de son air poli, vaguement ironique. Ouvert, certes, mais un peu trop « entendu ». Il ne la tutoie qu’au comble du plaisir, et pendant quelques minutes encore après. Là, non. Tout de suite (croit-elle se souvenir) : «Tu vas bien ? » Un peu fébrile. Comme quand il lui a pris son manteau. Au lieu de le suspendre soigneusement, sur un cintre, il l’a jeté sur le fauteuil. Ça l’a surprise. Fébrile ? de désir ? Ils ne se sont pas vus depuis trois semaines. Visiblement il la désire, mais elle sait bien qu’il la désire toujours, qu’il l’a toujours désirée. Cette fois, oui, « il ne s’en cache pas ». Ça la flatte, d’ailleurs. Elle aussi, d’habitude, répond par une certaine hauteur, prolonge le vousoiement, écarte son premier élan, attend l’ivresse…

Ce soir non. Les mèls érotiques qu’ils ont échangés au long de leur séparation ? La robe noire achetée pour leurs jeux, celle qui se déboutonne de haut en bas, sur le devant, et qu’elle a mise sans qu’il l’ait demandé ? Peut-être un glissement dans le degré de son affection ? ou de son affectation ? Il s’approche, pose les mains sur ses hanches, souriant, embarrassé. Elle répond. Joint les mains derrière son cou. Pose ses lèvres sur les siennes. Enfonce sa langue entre ses lèvres. Pousse son pubis contre son sexe. Sent son trouble. Le baiser se prolonge, encore, encore. Il bande. Elle le sent à travers sa robe, elle le sent à travers son pantalon. Elle appuie son pubis, sans quitter ses lèvres. Il recule, déséquilibré, sans quitter ses lèvres. Il est maintenant contre le montant de sa bibliothèque. Elle avance toujours, doucement. Ses seins contre sa poitrine. Sa langue dans sa bouche à lui. Elle ne quitte pas ses lèvres. Tire sa chemise de son pantalon. Glisse ses mains sur ses flancs. Griffe doucement. Il a fermé les yeux. Ses mains à lui remontent le long de sa taille. Elle les attend sur ses seins, vont-elles commencer à déboutonner sa robe ? Non, elles s’arrêtent sur ses épaules. Un geste de tendresse comme pour masquer son trouble. Il ne prend pas plus d’initiative. Pourtant il bande, il bande, il en tremble. Elle s’écarte un peu, sans quitter ses lèvres. Déboucle sa ceinture, la fait glisser de son pantalon, la suspend autour de son cou. «Aujourd’hui, je peux lui faire ce que je veux ! ».

Sans quitter ses lèvres, elle lui prend les poignets, les lui croise au-dessus de la tête. Il se laisse faire. Avec la ceinture, elle lui lie les poignets, avec la boucle de la ceinture, elle les attache au montant de bois. Elle recule d’un pas, le contemple. Il sourit. Offert. Elle déboutonne la chemise. Caresse le torse du bout des doigts.
 

P.-S.

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